Lors d’une retraite ministérielle organisée par le Secrétariat de la Communauté de l’Afrique de l’Est à Zanzibar, en Tanzanie, où les ministres des affaires étrangères se sont réunis pour discuter des questions de sécurité dans la région, le ministre rwandais des affaires étrangères a rencontré la vice-ministre des Affaires étrangères de la RDC, Gracia Yamba Kazadi, et sa délégation.
Les ministres ont fait preuve de bonne volonté et ont souligné la nécessité d’une solution politique à la crise dans l’est de la RDC. Ils ont même pris des décisions concrètes pour relancer les processus de paix de Luanda et de Nairobi.
Cependant, un scandale a éclaté lorsque Kinshasa a immédiatement réfuté les résultats de la réunion par le biais d’une déclaration du ministère des affaires étrangères, affirmant que la retraite de la CAE ne peut pas remplacer les décisions de la CAE, qui a le mandat du processus de paix de Luanda.
De nombreux observateurs s’accordent à dire que la mise en œuvre par la RDC du processus de paix de Luanda n’est pas à la hauteur.
Dans la même déclaration, la vice-ministre congolaise des Affaires étrangères a affirmé que les 262 groupes armés locaux congolais ne sont pas un problème pour la population congolaise, mais seulement le M23! Selon cette vice-ministre et sa délégation, la milice CODECO, qui tue des centaines de Congolais chaque semaine, ne représente aucun danger pour les Congolais.
Quel gâchis !
Il n’y a qu’en RDC que Tshisekedi et ses ministres signent des accords à l’étranger et reviennent ensuite au pays pour déclarer des choses différentes devant les Congolais. La RDC est le seul pays au monde qui peut avoir le courage de convaincre le monde entier que les 262 groupes armés locaux ne présentent aucune souffrance humanitaire et aucun danger pour la population.
Prétendre que de graves souffrances humaines ne sont pas dues aux actions des groupes armés locaux, c’est ignorer la situation qui prévaut en Ituri, où des gens meurent chaque jour à cause de la CODECO et du Zaïre.
La violence des groupes armés locaux est documentée depuis des décennies. Leur implication dans des assassinats ciblés et des attaques incendiaires est bien connue.
Si ces groupes armés locaux n’avaient pas existé depuis des décennies, les réfugiés auraient pu rentrer chez eux il y a des années, et le M23 ne se serait pas formé. En outre, le Rwanda n’aurait pas de problèmes de sécurité liés aux FDLR et à leur idéologie, qui implique des incursions et le meurtre de citoyens rwandais.
Le régime Tshisekedi doit accepter la défaite de sa politique immature et adopter des solutions politiques telles que la négociation avec le M23 et la mise en œuvre du processus de paix de Luanda. Faire du Rwanda un bouc émissaire ne résoudra pas le problème.
Par notre correspondant
