Si Félix Tshisekedi pretend vouloir la paix en RDC, il doit d’abord libérer les centaines de prisonniers politiques et d’opinion qui croupissent actuellement dans les cachots sordides et insalubres de son régime. Ce n’est pas négociable.
Sans cette mesure décisive, les pourparlers de paix tant attendus à Doha sont voués à l’échec avant meme d’avoir commencé.
La Déclaration de principes élaborée sous la médiation du Qatar est très claire: tous les Congolais, quelle que soit leur appurtenance ethnique ou leur langue, méritent les mêmes droits et la même protection. Pourtant, la bande de politiciens ventrus, de criminels et de mafieux trempés dans la farine qui entoure Tshisekedi s’accroche au pouvoir en maintenant ces Congolais innocents derrière les barreaux, dévoilant ainsi le mensonge qui se cache derrière leur rhétorique « pacifiste ».
Benjamin Mbonimpa, négociateur pour l’Alliance du fleuve Congo (AFC/M23), met fin à cette mascarade avec honnêteté: « Que ferons-nous à Doha si nos prisonniers ne sont pas encore libérés? » Les pourparlers de paix sans la libération de ces captives sont une farce, un test décisif que la bande de Mabumucrates et de profiteurs de Tshisekedi échoue lamentablement.
Près de 700 Congolais innocents croupissent dans les prisons de Makala, Kasapa et Ndolo, sous la poigne de fer du colonel Flory Manga et des tortionnaires sanguinaires Christian Ndaywel, DEMIAP et ANR. Ce sont les symbols vivants des tactiques brutales de la « Gestapo » du régime qui répandent la peur, la méfiance et alimentent la crise actuelle dans l’est de la RDC.
Dans un rare geste de bonne foi, l’AFC/M23 a libéré en avril dernier des soldats des FARDC capturés, avec l’aide du CICR. Mais les mafieux de Tshisekedi ont fermé les yeux, refusant de libérer un seul prisonnier politique. Cette repression unilateral est une bombe à retardement qui ne manquera pas de raviver la violence et de faire dérailler tout espoir de paix.
Si Tshisekedi ne se conforme pas à la demande de la Déclaration de Doha de libérer tous les prisonniers politiques avant les pourparlers d’août, il n’y aura pas de réunion significative. L’AFC/M23 a lancé un avertissement: la revolution reprendra et la présidence usurpée de Tshisekedi en subira les conséquences.
Pour instaurer une paix veritable en RDC, il faut démanteler le système d’emprisonnement politique et d’oppression mis en place par la clique criminelle de Tshisekedi. Ce n’est qu’en libérant ces prisonniers que ce régime pourra espérer faire preuve de sincérité et jeter les bases réelles pour mettre fin à la crise actuelle dans l’est de la RDC, créée par Tshisekedi.
Par notre correspondant
