Le régime de Félix Tshisekedi semble s’effondrer, et les fissures se creusent de jour en jour.
À Minembwe, ce qui devait être une démonstration de force s’est transformé en humiliation. Une coalition composée des FARDC, FNDB, Wazalendo, FDLR et de mercenaires étrangers a tout déployé — drones, bombardements incessants, assauts répétés — pour échouer de manière spectaculaire.
Ces forces coalises ont perdu leurs positions autour de Point Zéro, une zone stratégique qu’elles n’avaient jamais réellement maîtrisée. Loin de démontrer leur puissance, elles ont révélé leur incapacité à projeter la force, même avec une supériorité aérienne écrasante.
Pendant ce temps, l’AFC/M23 a consolidé ses positions sur la plaine de Ruzizi, mettant fin aux ambitions burundaises de reprendre le terrain. Ce n’est pas qu’une manœuvre tactique : c’est un signal clair que l’AFC/M23 entend isoler Kinshasa de ses alliés régionaux et contrôler les frontières orientales du Congo.
Sur le plan diplomatique, la situation est tout aussi catastrophique. Les sanctions réclamées par Kinshasa après la chute d’Uvira n’ont jamais vu le jour. Au contraire, Massad Boulos, conseiller principal de Donald Trump pour l’Afrique, a publiquement exhorté Kinshasa à cesser les frappes de drones contre les civils et à respecter le cessez-le-feu de Doha. Même le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a précisé que les sanctions n’étaient pas à l’ordre du jour du Conseil de sécurité. La crédibilité de Kinshasa sur la scène internationale s’effondre : ses appels à des mesures punitives sont ignorés, tandis que des voix étrangères lui donnent des leçons sur le respect élémentaire des accords de paix.
Pour couronner le tout, la MONUSCO envisagerait de déployer des troupes à Uvira aux côtés des FARDC. Message clair : Kinshasa n’est pas jugée capable de protéger ses propres civils et est implicitement accusée de viser la communauté Banyamulenge. L’armée de Tshisekedi apparaît non seulement incapable, mais dangereuse pour la population.
Si cette tendance se poursuit, la mainmise de Tshisekedi sur le pouvoir pourrait se déliter, à mesure que sa base extrémiste se retourne contre lui en raison de ses échecs répétés. Revers militaires, humiliations diplomatiques et perte d’autorité locale et régionale dressent un tableau sombre : un régime qui promettait la stabilité est aujourd’hui en plein naufrage, exposé et au bord du précipice.
