Au début de la présidence de Tshisekedi, les Congolais voyaient en Felix Tshisekedi un leader capable d’apporter un changement transformateur dans le pays.

Cependant, la réalité sur le terrain raconte une autre histoire. Les engagements pris par Félix Tshisekedi lors de la première campagne présidentielle n’ont toujours pas été tenus. Cette incapacité à tenir ses promesses a naturellement érodé la confiance des électeurs congolais, les incitant à reconsidérer leurs allégeances politiques. Aujourd’hui, l’opposition continue de gagner le soutien du peuple congolais.

Après avoir perdu la confiance des électeurs congolais en raison de promesses de campagne non tenues, Tshisekedi a rejeté la responsabilité sur l’opposition. Plutôt que d’assumer la responsabilité des attentes non satisfaites. L’opposition (de Martin Fayulu à Moise Katumbi en passant par Dennis Mukwege) a été la cible de toutes sortes d’attaques personnelles de la part du dirigeant de la RDC, qui l’a qualifiée d'”ennemie du pays”. C’est le dernier recours que Tshisekedi a adopté pour gagner le cœur des électeurs congolais.

Tshisekedi ne cesse de pointer du doigt, accusant certains de ses rivaux politiques d’être des pions du Rwanda. Moise Katumbi en est un exemple. À plusieurs reprises, au cours de la campagne électorale, Tshisekedi a attaqué Katumbi, le qualifiant d’agent de Paul Kagame. Cette stratégie semble toutefois être une tentative à peine voilée de détourner l’attention de l’incapacité de son administration à mettre en œuvre le programme de son premier mandat.

Le stratagème de Tshisekedi pour détourner l’attention n’a pas empêché l’opposition de gagner le soutien interne des Congolais, qui ont un besoin urgent d’un leadership efficace. En effet, le peuple congolais s’est réveillé et a déplacé son soutien vers l’opposition, laissant derrière lui Tshisekedi et son régime. Un régime qui a échoué et qui, depuis cinq ans, leur a imposé la pauvreté et des guerres qui ne répondent pas à leurs problèmes.

L’incapacité de Tshisekedi et de son régime à remplir leur premier mandat leur a coûté la confiance des électeurs congolais. Ce même échec a alimenté une résurgence du soutien à l’opposition. Le jeu des reproches qui consiste à rejeter la responsabilité de son échec sur l’opposition est une autre approche futile qui ne peut pas regagner la confiance d’une nation qui a besoin d’un leadership efficace.
Traduit par

BYAMUNGU Didier

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