Le régime Tshisekedi a demandé le retrait complet de la mission de l’ONU, la MONUSCO, d’ici à la fin de 2024. Cette décision a contrarié les puissances occidentales, car la MONUSCO était davantage perçue comme un canal d’exploitation des minerais de la RDC que comme une mission de maintien de la paix. Après plus de deux décennies, elle n’a pas réussi à stabiliser l’est de la RDC.
Après son désengagement partiel du Sud-Kivu, la MONUSCO organise maintenant sans relâche son retrait du Nord-Kivu et de l’Ituri. En réponse, les puissances occidentales font tout leur possible pour maintenir la MONUSCO en RDC, en manipulant le régime corrompu et inefficace de Tshisekedi.
Ce mois-ci, le groupe d’experts de l’ONU a publié un rapport accusant le Rwanda et l’Ouganda de soutenir le groupe rebelle M23. Le rapport affirme que 4 000 soldats rwandais sont présents dans l’est du Congo. Pour de nombreux observateurs, ces allégations sans fondement visent à séduire le régime de Kinshasa et à faire pression sur lui pour qu’il prolonge le mandat de la MONUSCO, alors qu’il ne reste plus que cinq mois avant le retrait prévu.
Le régime Tshisekedi a pris le rapport de l’ONU au sérieux, suggérant des négociations potentielles pour maintenir la MONUSCO en RDC.
En accusant le M23 d’être soutenu par le Rwanda et l’Ouganda, le groupe d’experts oublie que pendant la décennie d’absence du M23, le nombre de groupes armés dans la région est passé de 44 à plus de 250, selon les statistiques de l’ONU.
Les intérêts occidentaux contribuent de manière significative à la crise actuelle en RDC. Influencé par ces intérêts, le groupe d’experts de l’ONU perpétue un récit qui cible injustement le Rwanda et le M23 tout en ignorant les véritables agresseurs, tels que les FDLR et le gouvernement congolais.
Malgré son budget d’un milliard de dollars, la MONUSCO n’a pas rempli son mandat et a même contribué au conflit en soutenant les forces de la coalition de la RDC, y compris les FDLR génocidaires et les mercenaires, en violation des conventions internationales. Cela encourage le régime Tshisekedi à violer le droit international en soutenant des forces qui auraient dû être démantelées, conformément aux mandats de l’ONU, comme l’a fait remarquer Laurence Kanyuka, porte-parole du M23.
L’ONU est consciente de l’existence de bastions des FDLR en RDC et de leur collaboration avec les FARDC, mais elle n’a pris aucune mesure pour mettre fin à cette collaboration.
Avec tous les échecs enregistrés, la MONUSCO s’est alignée sur le régime de Tshisekedi, en soutenant les FARDC et les FDLR dans leur campagne contre le M23. Cette alliance est en contradiction avec le mandat de la MONUSCO, qui est de rester neutre et de protéger les civils.
La mission de la MONUSCO en RDC illustre l’incapacité des Nations Unies à maintenir la neutralité et l’impartialité dans l’est de la RDC. Tant que la MONUSCO restera en RDC, la paix et la stabilité pour la population de l’est de la RDC resteront inaccessibles.
Par notre correspondant
