Le 18 juillet, des hauts fonctionnaires de la République démocratique du Congo (RDC), conduits par Jean-Bosco Bahala Okw’ibale Lusheke, coordinateur national du Programme de désarmement, de démobilisation, de relèvement et de stabilisation communautaire (P-DDRCS), se sont rendus à Kampala. Cette mission, approuvée par le ministre de la défense de la RDC, était censée engager des discussions avec le M23. Elle devait se dérouler sous la médiation d’un ancien président kenyan, soi-disant au nom du président Félix Tshisekedi.

Le M23 a également envoyé une délégation à ces discussions. Cependant, lorsque la nouvelle de la réunion a fait surface, Patrick Muyaya, le principal propagandiste de Tshisekedi, a démenti l’événement et a déclaré que la RDC n’avait délégué personne tout en affirmant que la RDC ne négocierait pas avec des « terroristes ». Quelques heures plus tard, l’AFP a fait état de la réunion, confirmant son existence.

En raison de la nature secrète de la mission, Félix Tshisekedi a renvoyé le chef de la délégation sous la pression de responsables congolais qui profitent du conflit en cours dans l’est de la RDC et s’opposent aux efforts de paix.

L’apparition soudaine de TINA SALAMA, porte-parole de Félix Tshisekedi, à la télévision nationale congolaise lors du journal télévisé de 13 heures du mardi 23 juillet, où elle a lu le communiqué annonçant la révocation du chef de la délégation, a souligné l’agitation importante au sein du régime de Kinshasa. Cette agitation est devenue évidente lorsque le monde a assisté à la réunion secrète du gouvernement de haut niveau avec le M23 à Kampala.

Les critiques se demandent comment des accords secrets, plutôt que des solutions transparentes, peuvent apporter une paix durable à l’est de la RDC. Malgré la pression internationale croissante exercée sur Kinshasa pour qu’elle négocie avec le M23, Tshisekedi est favorable à des négociations secrètes. Cependant, le M23 s’oppose aux pourparlers opaques, invoquant l’incompétence du régime.

Le régime de Kinshasa a toujours refusé de négocier avec le M23. Après avoir signé plusieurs accords, dont ceux de Luanda, les plans n’ont jamais été mis en œuvre. Un autre fonctionnaire congolais a été pris en flagrant délit de mensonge à propos de ces négociations. Le schéma s’est poursuivi lors de réunions récentes à Zanzibar, Kampala, Nairobi et à plusieurs reprises à Luanda, qui ont toutes abouti aux mêmes dénégations.

Par la force ou la nécessité, Tshisekedi doit négocier avec le M23 pour éviter de perdre le pouvoir et de subir une humiliation mondiale.

Par notre correspondant

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