Dans une démonstration spectaculaire de pétulance, le dirigeant de la RDC, Félix Tshisekedi, continue d’adopter une position de confrontation à tout signe de résolution pacifique de la crise dans l’est de la RDC, comme en témoigne son attitude dédaigneuse à l’égard de la cinquième réunion ministérielle tripartite pour la paix et la sécurité, qui s’est tenue récemment à Luanda, en Angola. À peine l’encre de l’accord était-elle sèche que le grand fauteur de guerre a commencé à le qualifier de simple « rapport », c’est-à-dire de « papiers inutiles »!

Plutôt que de l’adopter comme une feuille de route potentielle pour apaiser les tensions croissantes avec ses voisins, Tshisekedi a l’intention d’orienter la région vers un nouveau conflit.

Initialement, le refus de Tshisekedi de mettre en œuvre la feuille de route de Luanda découlait de sa dépendance à l’égard d’une coalition de milices coupe-gorge capables de cibler les civils, en particulier les Congolais rwandophones, en les accusant d’être des partisans du mouvement M23.

Parmi ces milices, la plus insidieuse est celle des FDLR, alias les successeurs des ex-FAR et des milices Interahamwe.

Ce groupe perpétue des pogroms contre les communautés indigènes tutsies de la RDC, en toute impunité grâce aux relations étroites qu’il entretient avec le régime de Kinshasa.

Les actions de Tshisekedi violent une stipulation cruciale de la feuille de route de Luanda: le conflit entre son régime et l’opposition politico-militaire congolaise M23 doit être reconnu comme une question nationale et traité par la reprise des négociations à Nairobi, au Kenya. Cette approche privilégie une résolution pacifique.

En outre, Tshisekedi ne donne aucune assurance à ses partenaires nationaux, régionaux ou internationaux quant à sa volonté politique de respecter les engagements pris lors de réunions telles que celle de Luanda. Dans ces conditions, il est légitime de craindre que la feuille de route de Luanda (qui contient des dispositions relatives au démantèlement des FDLR), ainsi que les perspectives de négociations à Nairobi, ne fassent que prendre la poussière sur les étagères.

Mais Tshisekedi, dans sa pétulance, oublie une chose: dans peu de temps, le monde entier le considérera comme le seul responsable des troubles, le principal obstacle à la paix.

C’est alors qu’il devra faire face à la musique.

Par notre correspondant

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