Si vous aimez les romans d’action et que vous avez par hasard lu Panique au Zaïre, le 52e volet de la légendaire série SAS de Gérard de Villiers, vous avez une bonne idée du chaos qui règne depuis longtemps au Congo.
Publié en 1978, le roman brossait le tableau du Zaïre de Mobutu pendant la guerre froide, un État en déliquescence où les espions, les mercenaires et les petits seigneurs de guerre faisaient la loi. Près de 50 ans plus tard, cette fiction dystopique est devenue le documentaire de la RDC de Tshisekedi.
Dans une vidéo virale, le ministre du « développement » rural, Muhindo Nzangi, debout sur un bateau au fin fond du Congo, appelle ouvertement à l’assassinat de l’ancien président Joseph Kabila. Il exhorte la milice Wazalendo, qui campe toujours à Goma, à assassiner Kabila. Aucune conséquence juridique n’a suivi.Voilà la RDC sous Tshisekedi: la loi du plus grand nombre.
Les Wazalendo sont des bandits, d’anciens détenus et d’anciens voleurs de grand chemin. Leur bienfaiteur, Nzangi, est un caméléon politique qui est passé du camp de Moïse Katumbi à l’Union sacrée et est rapidement devenu la coqueluche de Tshisekedi.
Tirant parti de son influence dans l’extrême nord du Kivu, Nzangi a pris en charge la logistique des réseaux Maï Maï autrefois gérés par Mbusa Nyamwisi. Avec l’aval de la présidence, il supervise désormais le financement, l’armement et les opérations de ces milices supplétives.
Chaque mois, des dizaines de millions de dollars sont détournés du trésor national pour financer le chaos, soi-disant pour les FARDC, les FDLR, le Wazalendo et d’autres bandes armées. Mais comme l’a récemment déploré un commandant Maï-Maï, ces fonds atteignent rarement la ligne de front.
Des ministres comme Nzangi achètent des villas, paradent avec des gardes du corps et s’enrichissent sur le sang des civils de l’est du Congo.La guerre est devenue un business. Le régime de Tshisekedi a perdu le contrôle. Il est entouré de kleptocrates et de seigneurs de la guerre.
Le Wazalendo répond au plus offrant.Tshisekedi n’a plus rien à jouer. Comme dans Panique au Zaïre, les méchants ne se cachent pas dans l’ombre. Ils sont au pouvoir. Et le pays en souffre.
Par notre correspondant
