Les organisations internationales, notamment les agences des Nations Unies et des ONG réputées telles que Médecins Sans Frontières (MSF), ont commencé à dialoguer avec les dirigeants de l’administration AFC/M23. Ce dialogue témoigne de la reconnaissance de l’influence du groupe, en particulier dans les zones où l’autorité de l’État est inexistante.

Récemment, une délégation de haut niveau de l’UNICEF s’est rendue dans le Sud-Kivu et a rencontré le gouverneur Patrick Busu bwa Ngwi Nshombo. L’objectif de cette rencontre était d’exprimer la volonté de l’UNICEF de collaborer avec la population locale sous l’administration actuelle, dans l’intérêt mutuel des deux parties. Cette initiative montre que les agences humanitaires accordent la priorité aux réalités sur le terrain et agissent en conséquence.

De même, lundi, des représentants de MSF ont également eu des discussions avec le gouverneur Nshombo afin d’explorer d’autres domaines de coopération avec l’administration dirigée par le M23. Cette visite intervient peu après que MSF ait suspendu ses activités de lutte contre le choléra dans la province de Tshopo à la suite d’une attaque contre sa résidence à Kisangani. Invoquant des raisons de sécurité, MSF a désormais l’intention de transférer son personnel au Sud-Kivu, qu’elle considère comme un environnement plus sûr et plus sécurisé pour ses opérations. Une telle décision souligne le niveau de contrôle et la relative stabilité assurés par l’administration du M23, contrairement à d’autres zones instables.

L’AFC/M23 a la capacité de rétablir la paix dans les zones qu’il contrôle, comme il l’a démontré en construisant des infrastructures, en reconstruisant des hôpitaux, en instaurant l’État de droit et en luttant contre les bandits et les criminels.

Ces développements reflètent collectivement une tendance croissante. Bien que ces organisations restent neutres dans les conflits, leur volonté de s’engager avec le M23 est un indicateur fort que le mouvement a établi une présence administrative fonctionnelle et un cadre de sécurité dans les territoires qu’il contrôle.

Pendant ce temps, les gouverneurs nommés par Tshisekedi pour le Sud et le Nord-Kivu restent en exil, dépourvus d’autorité effective ou de reconnaissance au sein de leurs juridictions. Ce décalage met encore plus en évidence les défis auxquels est confronté le régime criminel de Tshisekedi pour rétablir l’autorité de l’État dans les provinces orientales.

La semaine dernière, Masad Boulos, conseiller principal de Trump pour les affaires africaines, a fait une déclaration frappante : « Avec ou sans Tshisekedi, l’autorité de l’État doit être rétablie. Ce qui importe, ce n’est pas l’individu ou le régime qui gouverne (légalement ou illégalement), mais une administration qui garantit la sécurité, la stabilité et le respect des droits de tous les citoyens. » Et c’est exactement ce que fait l’AFC/M23.

Par notre correspondant

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