Au cours du week-end, l’armée dite gouvernementale du Congo, les FARDC, a publié un communiqué attaquant Twirwaneho, un groupe d’autodéfense banyamulenge basé à Minembwe.

Le communiqué accusait le groupe d’avoir porté des « allégations sans fondement », notamment d’avoir révélé la collaboration bien connue entre les FARDC, les restes des FDLR et les forces burundaises.

Il ne s’agit pas seulement d’un conflit militaire. Cela s’inscrit dans une stratégie plus large et plus dangereuse du président Félix Tshisekedi, une stratégie visant à diviser les Banyamulenge, à affaiblir leur unité et à les pousser à la soumission. Tshisekedi sait qu’une communauté Banyamulenge unie constitue une force morale et politique puissante. Et c’est précisément ce qu’il veut détruire.

Depuis des années, les Banyamulenge sont victimes de persécutions, de déplacements et de violences ciblées. Leurs villages ont été incendiés, leur bétail pillé et leurs members tués, souvent avec la complicité tacite de l’État qui pretend protéger tous les Congolais. En réponse, Twirwaneho et d’autres groups ont vu le jour, non pas pour envahir, mais pour survivre.

Au lieu de répondre à leurs griefs, Tshisekedi a choisi une voie plus cynique. Il a tenté de diviser la communauté de l’intérieur. Il a utilisé les ressources de l’État pour acheter une poignée d’opportunistes parmi les Banyamulenge prêts à trahir leur people en échange d’argent et de promesses creuses. Leur role est simple: rejeter toute la responsabilité sur Kigali, parler la langue de Kinshasa et prétendre que le gouvernement de la RDC est soudainement devenu l’ami des Tutsi.

Cette campagne a largement échoué. La plupart des Banyamulenge ont rejeté cette manipulation. Ils savent d’où viennent les balles. Ils savent qui finance les milices qui attaquent leurs villages. Et ils savent qui a donné refuge aux éléments des FDLR fuyant l’avancée du M23 à travers Uvira vers le Burundi, où ils ont été réarmés et réentraînés, avec le soutien du president burundais Évariste Ndayishimiye.

Ensemble, Tshisekedi et Ndayishimiye ont relancé le projet des FDLR: un movement armé don’t l’objectif clair et declare est de renverser le gouvernement rwandais. Il ne s’agit pas de spéculation, cela est confirmé par les mouvements des combattants, par les témoignages sur le terrain et par le silence des États impliqués.

Dans le cadre de cet axe, les Banyamulenge qui refusent de dénoncer Kigali sont désormais pourchassés. Beaucoup ont été assassinés, d’autres contraints de fuir une nouvelle fois. Ces attaques ciblées constituent une violation flagrante des récents accords de paix signés à Washington et à Doha, accords qui engageaient la RDC à la désescalade et à l’inclusion.

Mais Tshisekedi ne s’est jamais intéressé à l’inclusion. Sa politique se nourrit de la peur, du tribalisme et de la confusion. Un Banyamulenge divisé sert ses intérêts. Un Banyamulenge désarmé lui ouvre la voie à des alliances avec des groups génocidaires comme les FDLR. Et un Banyamulenge réduit au silence l’aide à continuer de piller l’est du pays sous le couvert du chaos.

Le projet de Tshisekedi est clair: faire des Banyamulenge les ennemis de Kigali, briser leur communauté et laisser les FDLR achever le travail. C’est un complot ignoble qui échouera, comme tous les autres.

Par notre correspondant

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