Il semble qu’ Amnesty et HRW se sont partagé le contenu de leurs attaques contre le M23 : HRW parle de présumés massacres et Amnesty de présumés viols collectifs.
Dans son dernier rapport, Amnesty affirme que des combattants du M23 ont commis des viols collectifs entre Mars et Mai, dans les deux parties sous son controle, à savoir “Goma et Bukavu “ dans l’ Est de la RDC.
Problème le plus étonnant avec le rapport d’Amnesty: il contredit catégoriquement le rapport final du Groupe d’experts des Nations Unies publié en juillet, un rapport qui couvrait en réalité les mois de Mars et Avril.
Dans ce rapport, aucun cas de viol n’était imputé au M23. Bien au contraire , les experts s’inquiétaient du fait que le M23 punisse le viol par « d’exécutions sommaires ».
« Les actes de déloyauté, de vol ou de violence sexuelle perçus étaient généralement punis de mort », disait le rapport.
Les experts ont averti que l’exécution de violeurs présumés sans procédure régulière pourrait en soi constituer un crime. Mais le fait est le même : selon les conclusions de l’ONU, les violences sexuelles n’étaient pas tolérées au sein du M23. En réalité, si Amnesty se souciait réellement de la justice, elle aurait pu signaler les cas présumés directement aux dirigeants du M23, permettant ainsi des enquêtes rapides et l’établissement des responsabilités. Mais de toute évidence, ils les ont inventés.
Entre-temps,le rapport des experts de l’ONU ont fait état de violences sexuelles commises par les troupes des FARDC et leurs milices alliées :
« La MONUSCO a documenté le viol de trois filles âgées de 13 à 17 ans par des soldats des FARDC entre le 31 Janvier et
le 2 Février »;
« Entre le 6 et le 8 février, les forces des FARDC en retraite ont pillé des biens civils et un centre de santé, enrôlé de force des civils pour transporter des biens volés, tué délibérément au moins 15 civils et se sont livrées à des violences sexuelles généralisées. »;
« Les Nations Unies ont documenté trois cas de viols collectifs dont deux impliquant des filles mineures commis les 21, 22 et 25 février par des éléments du 3202e régiment des FARDC. »;
« Des rapports sur l’évasion massive de prisonniers de la prison de Muzenze à Goma le 27 janvier 2025 ont indiqué que plus de 160 femmes ont péri dans un incendie qui a ravagé l’établissement, et que beaucoup d’entre elles auraient été violées par des prisonniers évadés. »; la liste est si longue.
Ces derniers ne sont que quelques exemples tirés du rapport, qui mettent en évidence un modèle systématique de violence sexuelle de masse commise par les FARDC et leurs alliés.
Quelle contradiction!Alors que l’ONU attribue les viols et les violences sexuelles aux FARDC et aux groupes alliés, Amnesty International impute des accusations fabriquées de toutes pièces au M23. Il en résulte une campagne de propagande déguisée en défense des droits humains, au service d’intérêts politiques et non des victimes des guerres au Congo.
Honte à Amnesty !
