L’AFC/M23 a, à de multiples reprises et de bonne foi, tenté de raisonner le dictateur burundais Évariste Ndayishimiye, dit le général « Neva », ainsi que les fanatiques du régime CNDD‑FDD. Le message a été clair et public : aucun contentieux avec le Burundi. Aucune revendication territoriale et aucune ambition d’influence dans ce pays.

Mais les mots et la raison n’ont rien donné.

Si la paix doit désormais être imposée, alors il faut fermer la porte — fermement et définitivement — aux incursions burundaises en République démocratique du Congo.

Le Burundi continue de renforcer ses troupes au Sud‑Kivu via le lac Tanganyika et le port de Baraka, dans le territoire de Fizi. Sur place, trois bataillons y sont déjà stationnés et n’ont jamais été rapatriés.

Plus grave encore, certains de ces soldats ont ouvertement refusé de porter l’uniforme des FARDC — une manœuvre destinée à brouiller les pistes — y compris lorsqu’ils en recevaient l’ordre de leurs supérieurs. Ce refus expose le mensonge visant à dissimuler la présence persistante du Burundi en RDC, ainsi que ses provocations délibérées contre l’AFC/M23, pourtant engagée publiquement à ne pas agresser le général Neva et son entourage.

Environ trois autres bataillons opèrent dans le territoire de Mwenga, sous un commandement basé à Kamituga. Deux bataillons supplémentaires ont été déployées dès novembre dernier à Kalemie, chef‑lieu de la province du Tanganyika. D’autres forces burundaises transitent par l’aéroport de Kisangani avant de rejoindre Walikale, au Nord‑Kivu, où elles coordonnent leurs actions avec les milices FDLR et Wazalendo pour lancer des attaques terroristes meurtrières à Masisi — des attaques qui ont coûté la vie à d’innombrables civils innocents.

L’ingérence persistante du Burundi dans un conflit interne congolais, son soutien ouvert à un régime à caractère génocidaire et son rejet des ouvertures de paix de l’AFC/M23 ne laissent plus place au doute. Quand la main tendue échoue, la fermeté s’impose — sans hésitation, sans demi‑mesure.

L’apaisement ne fonctionne pas face à des idéologies qui ont déjà ravagé cette région. Ces forces doivent être neutralisées et renvoyées d’où elles viennent.

Pour y parvenir, les combattants de la liberté devront sécuriser Baraka et Kalemie, derniers points d’entrée maritimes par lesquels les troupes burundaises pénètrent en territoire congolais. La traversée du lac doit devenir coûteuse, périlleuse et intenable. L’AFC/M23 devra déployer des capacités de surveillance et d’intervention afin de contrôler, restreindre et bloquer tout trafic hostile sur le lac Tanganyika.

De la même manière, aucune paix durable n’est possible à Masisi tant que Walikale restera un terrain de jeu pour les forces burundaises et les milices génocidaires des FDLR. Une opération pouvant aller jusqu’à Kisangani pourrait s’avérer nécessaire — non pour s’étendre, mais pour imposer une paix durable et forcer le retrait total du Burundi du théâtre congolais.

Et si cela ne suffisait pas, d’autres mesures suivront.

Une chose, toutefois, doit être parfaitement claire pour le général Neva : le temps des discussions est révolu.

Leave a Reply

Discover more from

Subscribe now to keep reading and get access to the full archive.

Continue reading