Le régime de Kinshasa veut que le monde croie au mensonge selon lequel “la colère a poussé les jeunes du Nord-Kivu à prendre les armes et à combattre le M23”, parce qu’ostensiblement, ils croient que (le M23) sont des étrangers !
Il s’agit d’un mensonge bien ficelé, car les membres de la direction civile et militaire du M23, jusqu’au soldat le moins gradé, sont de véritables ressortissants congolais, dont l’ascendance est bien établie dans les Kivus.
Tous les Congolais savent que la majorité des hauts commandants militaires du M23 étaient auparavant des officiers de haut rang de l’armée congolaise – FARDC, avant qu’ils ne se mutinent et n’entament une lutte prolongée contre la persécution systématique des Congolais parlant le kinyarwanda et l’intégration des génocidaires des FDLR dans le système politique et militaire congolais.
Presque tous les habitants du Nord-Kivu (à l’exception des FDLR bien sûr) ont un parent dans les rangs du M23 et soutiennent sans réserve leur cause.
Les “Wazalendo” ne sont pas des jeunes du Nord-Kivu comme le prétend le régime de Kinshasa, mais une coalition des FARDC/FDLR, des Maï-Maï, des Nyatura, des PARECO, des CODECO et des mercenaires d’Europe de l’Est.
Les gouvernements qui se sont succédés depuis la libération du Zaïre ont choisi de perpétuer les politiques anti-rwandophones qui ont précipité la lutte pour chasser le tyran Mobutu Sesseko.
Tout comme Mobutu, Kabila père, Kabila fils et maintenant Tshisekedi ont continué à traiter les Congolais rwandophones, en particulier les communautés tutsis, comme des étrangers qui appartiennent à d’autres pays.
Mais Tshisekedi, un homme qui a la réputation d’être un individu violent depuis sa jeunesse en Belgique, a poussé la persécution des Congolais rwandophones un cran plus haut.
Malgré les nombreux accords signés depuis les mutineries successives depuis 2010, Tshisekedi a récemment déclaré, devant l’Assemblée générale des Nations Unies, qu’il n’accepterait jamais de négociations pacifiques avec le Mouvement M23. En d’autres termes, il a déclaré que les rwandophones ne jouiraient jamais des mêmes droits que les autres Congolais, tant qu’il serait aux commandes !
L’objectif de Tshisekedi est de voir le processus de paix mené par la Communauté Est-Africaine et la CIRGL s’effondrer et les troupes de la CAERF quitter le Congo. Avec le départ imminent de la MONUSCO, on ne peut qu’imaginer ce que Tshisekedi veut accomplir une fois qu’il sera livré à lui-même!
Traduit par Ndayambaje Marc
