Le lundi 16, un convoi de la Force régionale d’Afrique de l’Est (EACRF) qui effectuait des patrouilles de protection civile de routine dans sa zone tampon désignée a été pris en tenaille à Rukoro, le long de la route Rutshuru-Bunagana, par la coalition des FARDC/FDLR, des Maï-Maï, des Nyatura et des mercenaires qui ont depuis adopté le nom collectif de “Wazalendo”.
Sous la pluie de balles et de bombes, un certain nombre de soldats de la paix régionaux ont été blessés et ont dû être évacués pour recevoir des soins d’urgence en Ouganda.
Cependant, personne n’a cru que ces attaques étaient le fruit du hasard, étant donné que Tshisekedi et les principaux membres de son cabinet avaient tenu des propos hostiles à l’égard de la force régionale lors de différents forums.
L’hostilité du régime de Kinshasa à l’égard de l’EACRF est motivée par son désir ardent de procéder à un nettoyage ethnique généralisé dans l’est du Congo, en particulier dans la province du Nord-Kivu.
Par conséquent, le régime de Kinshasa considère l’EACRF (et les processus de paix de Luanda et de Nairobi) comme un obstacle à son projet de nettoyage ethnique odieux ciblant spécifiquement les communautés Tutsi et Hema domiciliées dans le Nord-Kivu.
L’EACRF (et par conséquent la feuille de route pour la paix lancée par les dirigeants régionaux) étant écartée, le régime de Kinshasa a calculé qu’il aurait les mains libres pour mobiliser les mécanismes de la coalition “Wazalendo” afin de massacrer toutes les communautés Tutsi et Hema du Nord-Kivu.
Une fois cet objectif atteint, Tshisekedi se lancerait alors dans la mise en œuvre de son objectif de longue date de soutenir les FDLR pour attaquer le Rwanda afin de terminer le projet de génocide qu’ils avaient commencé sur le sol rwandais avant de fuir au Zaïre, l’actuel République Democratique du Congo.
Traduit par Ndayambaje Marc
