Mercredi 25 septembre : Alors que les dirigeants du monde entier se réunissent pour la 79ème Assemblée générale des Nations Unies, le dirigeant congolais Félix Tshisekedi devrait s’adresser à l’assemblée, comme beaucoup d’autres chefs d’Etat. Cependant, ce n’est pas son discours qui attire l’attention, mais les contradictions flagrantes entre ses engagements publics et la sombre réalité de la RDC, en particulier dans la région orientale du pays, très instable.

Tshisekedi, qui continue de résister aux solutions de paix dans son pays, est confronté à un défi de taille : que dira-t-il des conflits en cours, des crises humanitaires, des violations des droits de l’homme et des problèmes de sécurité qui sévissent dans l’est de la RDC ? La communauté internationale reste préoccupée, car les solutions tangibles pour la paix ont été ignorées à plusieurs reprises par son régime.

Après avoir été confronté à des preuves concrètes de la collaboration de son armée avec les FDLR, un groupe génocidaire responsable d’atrocités, quelle excuse Tshisekedi présentera-t-il cette fois-ci ? Il semble qu’au lieu de pousser à la neutralisation de ce groupe, il ait choisi de le laisser prospérer. Ce refus indique son intention de continuer à utiliser les FDLR pour combattre le M23, une milice que le gouvernement de Tshisekedi considère comme une menace.

En 2023, lors de la 78e Assemblée générale des Nations unies, Tshisekedi s’était engagé à lutter contre les discours de haine et l’incitation à la violence en RDC, en ciblant spécifiquement la rhétorique contre les rwandophones. Cependant, à ce jour, aucun des auteurs de discours haineux n’a été traduit en justice. Au contraire, certains individus associés à ces idéologies dangereuses ont été récompensés par des postes politiques au sein du parti de Tshisekedi.

La montée en puissance des milices tribales du Wazalendo, qui ont été équipées et mélangées aux FDLR. Ensemble, elles ont fait preuve d’une brutalité sans précédent à l’égard des populations civiles. Des actes horribles, tels que le cannibalisme contre les Tutsis congolais, ont fait surface, les auteurs affichant publiquement leurs crimes sans être poursuivis.

Le discours de M. Tshisekedi devant l’Assemblée générale des Nations unies lui offre une occasion rare: celle de faire toute la lumière sur la situation dans son pays, de reconnaître les échecs de son administration et, surtout, de s’engager en faveur d’une paix véritable. Le monde a les yeux rivés sur lui, mais Tshisekedi sera-t-il à la hauteur de la situation ou trompera-t-il une fois de plus la communauté internationale?

Par notre correspondant

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