Le ministre des Affaires étrangères de la RDC a finalement admis la vérité: les FDLR sont un groupe qui a commis le génocide de 1994 contre les Tutsi au Rwanda et qui continue à perpétrer des crimes odieux contre l’humanité en RDC, en ciblant spécifiquement les communautés tutsies du pays.
Cette déclaration (la RDC admettant que les FDLR sont une bande de génocidaires par le biais d’une déclaration de son ministère des affaires étrangères) soulève de sérieuses questions, dont la première est la suivante: que vont faire les autorités congolaises à propos des FDLR?
Vont-ils prendre les mesures nécessaires pour neutraliser le groupe terroriste?
Vont-ils retirer les FDLR de l’armée congolaise, les FARDC, où Tshisekedi les a intégrées?
De plus, Kinshasa a permis aux membres des FDLR d’échapper à la justice, de nombreux hauts responsables se trouvant même dans des institutions publiques.
Même si la question de la neutralisation de ces terroristes fait l’objet de discussions et d’un accord dans le cadre de la réunion de paix de Luanda, il semble qu’il n’y ait guère de volonté d’obliger ces criminels à rendre compte de leurs actes.
Le cirque congolais qu’est le gouvernement montre chaque jour sa capacité illimitée à surprendre.
Ainsi, son ministre des affaires étrangères, Kayikwamba Wagner, a publié une déclaration admettant en substance que Kinshasa accueille un groupe (qu’il a également intégré dans les institutions de sécurité et autres) qu’il sait coupable de graves crimes contre l’humanité, mais il ne fait absolument rien à ce sujet? De plus, l’une des pierres angulaires du processus de paix de Luanda (la condition préalable pour qu’il fonctionne) est que la RDC neutralise les FDLR.
Mais elle ne fait rien de tel.
C’est ça le régime Tshisekedi.
Par notre correspondant
