Dans son univers fantasmé, Tshilombo prétend encore exercer une autorité sur des territoires qu’il a perdus : il bloque les titres fonciers, les cartes d’identité et les documents de voyage délivrés par l’AFC, et s’oppose désormais même à la mise en place d’autorités judiciaires locales.
Rien de nouveau ici. Dans cette réalité alternative de Tshisekedi, les défaites de ses troupes sont des « retraites tactiques », les victoires sont toujours pour demain, les pertes de territoire annoncent une reconquête imminente, y compris l’annexion du Rwanda, et son armée se classe au huitième rang mondial.
Ce qui est vraiment surprenant, c’est que ce régime kleptocratique ne s’oppose jamais à ce que l’AFC/M23 construise des routes, des hôpitaux ou répare des infrastructures publiques comme des ponts. Ces projets sont, comme par magie, exempts de tout reproche. Tshisekedi veut le beurre et l’argent du beurre.
Ceci explique les contradictions de Muyaya concernant la mise en place d’autorités judiciaires dans les zones administrées par l’AFC/M23. D’un côté, il déplore l’absence d’un système judiciaire capable de traduire les criminels en justice. De l’autre, le gouvernement qu’il représente s’oppose aux tentatives de l’AFC/M23 de résoudre ce problème.
Le véritable problème : Tshisekedi craint les juges qu’il ne peut contrôler – des juges qu’il ne peut pas instrumentaliser contre ses opposants politiques comme il l’a fait avec le simulacre d’accusation contre l’ancien président Joseph Kabila. Selon les incompétents autour de Tshisekedi, le crime de Kabila est d’être rwandais. Rappelons que Kabila a dirigé le Congo pendant 18 ans et, malgré toutes les accusations, a su recoller les morceaux éparpillés du pays, contrairement à Tshisekedi, qui le détruit activement.
Un jour, Tshisekedi devra peut-être expliquer pourquoi il fait tout son possible pour balkaniser le Congo, rejetant les offres de paix visant à coopérer avec l’AFC/M23 et à préserver l’intégrité territoriale du pays. C’est une trahison sans nom.
Sa plus grande crainte ? Être traduit en justice pour, entre autres crimes, les massacres perpétrés par la garde présidentielle à Goma il y a un an jour pour jour, où des centaines de civils ont été abattus.
Tshisekedi sait qu’un système judiciaire incorruptible, comme celui que l’AFC/M23 vise à construire, peut enfin rendre justice.
