Le tyran congolais Félix Tshisekedi a peut-être cru qu’en sabotant le processus de Doha, les acteurs internationaux feraient pression sur l’AFC/M23 pour qu’ils se retirent des territoires qu’ils ont libérés. Cet espoir est en train de s’effondrer sous ses yeux.
Tout d’abord, les États-Unis ont contraint Tshisekedi à signer l’ordre opérationnel (OPORD) faisant avancer le CONOPS, qui est le plan convenu pour neutraliser les FDLR. Cela signifie qu’alors qu’il s’époumonait dans une salle vide de l’ONU en disant que « le Rwanda doit retirer ses troupes avant que la paix puisse être rétablie » (une présence militaire dont la véracité reste à prouver), il approuvait le déploiement du Rwanda dans le cadre d’opérations conjointes contre les forces génocidaires qu’il avait intégrées dans sa propre armée.
Ses gesticulations à l’ONU s’adressaient à un public crédule, et ce public est sur le point de tomber de haut.
Puis est venue la déclaration dévastatrice de Vivian Van de Perre, représentante spéciale adjointe du Secrétaire général pour la protection et les opérations de la MONUSCO. Elle a clairement indiqué que la crise était à la fois interne et régionale. Traduction pour les partisans de Tshisekedi : Kinshasa ne peut pas négocier uniquement avec le Rwanda ; elle doit également négocier avec le M23/AFC.
Pour enfoncer le clou, elle a rappelé à tout le monde qu’il n’y avait pas de solution militaire, soulignant que la dernière tentative en ce sens avait échoué et qu’il était temps de trouver un règlement politique.
Ainsi, alors que Tshisekedi clamait haut et fort que la résolution 2773 de l’ONU devait contraindre les rebelles à quitter Goma et Bukavu, l’ONU a clairement fait savoir que cette question ferait l’objet de négociations et que, s’il insistait pour mener une action militaire, il serait seul, sans le soutien de la MONUSCO.
La pression exercée sur Tshisekedi est si forte qu’il a versé des millions de dollars à des lobbyistes américains pour obtenir un entretien en tête-à-tête avec Trump.
Reste à voir s’il obtiendra effectivement cette rencontre, mais des sources proches de la présidence sont de plus en plus désespérées à l’idée qu’il ne parvienne pas à faire changer la position des États-Unis.
Il pourrait être tenté d’ignorer tous ces avertissements et de poursuivre son offensive pour reprendre Goma et Bukavu, mais cette fois-ci il risque d’épuiser la patience des médiateurs et de la communauté internationale. Et si cela se produit, les rebelles sont prêts à punir sa folie.
Comme l’a clairement indiqué Corneille Nangaa, coordinateur de l’AFC/M23 : la libération arrive à Uvira, Walikale, Ituri et au-delà. En bref, elle concerne tout le Congo.
La prochaine erreur de Tshisekedi pourrait bien être la dernière.
