Un escroc reste un escroc. Et un bonimenteur n’en est jamais loin.
Quand on tente de cerner le président congolais Félix Tshisekedi, tout devient flou. Il vend le Congo comme il vendait autrefois des pizzas à Bruxelles : à la tranche. Et au bout du compte, on ne sait jamais vraiment à qui appartient quoi.
Le président « accidentel » de la RDC a mis sur le marché des parts de souveraineté sans jamais préciser combien d’actions existent réellement. Le Congo est désormais à vendre, et chaque prétendant s’imagine — à tort, dans une illusion collective — être l’unique propriétaire. La SADC, l’EAC, l’Union européenne, et maintenant les États-Unis : tous se répètent « le Congo est à moi ».
La première victime de ce mirage fut Joseph Kabila Kabange. L’ancien président croyait naïvement que Tshisekedi respecterait son serment, prêté en secret sur une Bible en Belgique. Kabila avait même pris soin de lui faire jurer sur la tombe de son père que la famille Kabila resterait à l’abri au Congo.
Moins de cinq ans plus tard, Tshisekedi le trahissait, le faisait poursuivre pour haute trahison et l’enterrait sous des accusations montées de toutes pièces. Kabila se retrouve aujourd’hui sous la menace d’une peine capitale. En RDC, la vraie politique venait à peine de commencer.
Mais cette affaire n’était qu’un épisode domestique. Tshisekedi allait se révéler bien plus dangereux à l’échelle régionale et internationale.
Il a joué des blocs régionaux comme d’instruments de musique, dressant les uns contre les autres. Sa recette est simple : promettre le Congo à tout le monde. « Aidez-moi et je vous rendrai riches », aurait-il lancé sans détour à certains dirigeants de la SADC — une promesse qu’il étendait aussi à l’EAC, à la CEEAC, à l’Union africaine, à l’ONU et à l’UE. Même les États-Unis, la Russie et la Chine ont reçu la même offre : « Aidez-moi et je vous rendrai riches ».
Il fallait l’audace de Tshisekedi pour convoquer à la fois les mercenaires russes du groupe Wagner, ceux de la Légion étrangère française, et ceux de Blackwater d’Erik Prince.
Le montage façon Ponzi de Tshisekedi est grossier, vulgaire — et illégal. Plus grave encore : il met en gage ce qui ne lui appartient pas — les ressources naturelles et minières du Congo.
Tout ce qu’il recherche, c’est le pouvoir. Et le pouvoir exige des soutiens extérieurs pour imposer une répression sans limites. Son plan est vieux comme le monde. Mobutu l’avait déjà appliqué, convaincu de son efficacité. À chaque doute, à chaque contestation : on hypothèque le Congo — et on accuse les voisins.
Les premiers investisseurs des concessions minières de Tshisekedi lèchent déjà leurs plaies. Quant aux « experts » — surtout ceux qui ont rédigé des contrats prétendument béton et recruté pour soutenir son régime brutal — ils devraient méditer cette leçon : Tshisekedi vendra toujours le Congo au plus offrant.
