Quelques jours après avoir été sommé de retourner tranquillement à son poste au ministère de la Justice à Kinshasa, l’homme de main Constant Mutamba a de nouveau été convoqué par le procureur qui dispose de nouveaux éléments de preuve.
Mutamba fait l’objet d’une enquête dans l’affaire des 30 millions de dollars détournés lors du projet de construction de la prison de Kisangani.
Bien entendu, aucun esprit sain ne s’attend à ce qu’une justice équitable soit rendue à l’encontre du ministre de la Justice ivre. Il s’agit d’une mise en scène destinée à distraire le peuple congolais pendant que davantage d’argent public disparaît en silence. C’est l’œuvre de nul autre que Tshisekedi.
Comment un homme accusé d’avoir volé 30 millions de dollars destinés aux prisons, entre autres, peut-il être renvoyé au travail, pour ensuite être rappelé comme un chef convoqué pour un deuxième tour d’histoire au tribunal du village? Mutamba aurait dû être arrêté depuis longtemps.
Le procureur Mvonde dispose déjà des preuves. Ce n’est pas une question de preuve, c’est une question de volonté. Le Parlement a déjà levé l’immunité de Mutamba. La voie juridique est libre. Alors pourquoi Mvonde traîne-t-il les pieds? Qui protège-t-il? Quels sont les accords passés dans l’ombre ?
Ce va-et-vient n’est pas la façon dont la justice fonctionne. C’est ainsi que l’on protège l’impunité. Ce que nous voyons n’est pas un processus juridique, c’est une tactique de retardement, une performance.
L’ivrogne Mutamba devrait être derrière les barreaux, pas derrière un bureau. Chaque jour où il est en liberté est une insulte au peuple congolais, en particulier à ceux qui croupissent dans les prisons qui étaient censées être agrandies avec les fonds volés.
Par notre correspondant
