Les fantasmes du dirigeant congolais Félix Tshisekedi concernant un accord « minerais contre sécurité » lui ont explosé au visage.
Le président américain Donald Trump n’a pas envoyé de troupes américaines pour combattre le M23 au nom de Tshisekedi, commece dernier le souhaitait. Au lieu de cela, Washington a demandé à la SADC (Communauté de développement de l’Afrique australe) de prendre du recul, puis a exhorté Tshisekedi à neutraliser les FDLR. De plus, les États-Unis souhaitent désormais que Kinshasa signe un accord de paix avec le mouvement M23/AFC.
En bref, la diplomatie guerrière de Kinshasa est en train de s’effondrer, alors même que Tshisekedi lance une nouvelle offensive dans ses vaines tentatives pour reprendre Bukavu et Goma. Dans ce pari imprudent, il s’appuie sur les FDLR, même si cela signifie cracher sur les efforts de paix de Trump et de l’émir du Qatar.
Le porte-parole du gouvernement, Muyaya, a tenté de minimiser le discours combatif de Tshisekedi, en sélectionnant des extraits pour donner l’impression que le président congolais soutenait toujours les processus de paix de Washington et de Doha. Cela n’a servi à rien.
Tshisekedi n’a laissé aucun doute: le Congo n’a pas besoin de médiation extérieure, et il ne négociera jamais avec les marionnettes armées des puissances étrangères – une référence à peine voilée au M23, qu’il présente systématiquement comme une extension de l’armée rwandaise.
Selon la logique même de Muyaya, qui affirmait il y a quelques jours encore que la mise en œuvre de l’accord de paix de Trump dépendait du succès du processus de Doha, Tshisekedi a en fait craché au visage de Trump. Sans Doha, il n’y aura pas d’accord de paix à Washington, mais seulement une nouvelle guerre.
Et c’est une guerre que Tshisekedi sait qu’il ne peut pas gagner sans les FDLR, dont le nombre de combattants estestimé à 10 000 selon une estimation prudente du porte-parole de la RDF, le brigadier général Rwivanga. Ils sont renforcés par 24 000 soldats burundais et six compagnies de mercenaires Blackwater, engagées par Erik Prince, qui pilotent des drones depuis Bujumbura, où la coalition de Tshisekedi a établi une nouvelle base arrière. La région se prépare au conflit alors que Tshisekedi rejette une fois de plus la médiation et s’engage davantage dans la voie de la guerre.
Washington et Doha réagiront-ils? L’administration Trump ira-t-elle jusqu’au bout et sanctionnera-t-elle ces fauteurs de troubles? Cela reste à voir.
Ne pas demander des comptes à Tshisekedi risque d’encourager une coalition génocidaire.
Par notre correspondant
